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La fierté 62
doit s'afficher
Le président du
conseil général du Pas-de-Calais lance
dès ce mercredi une grande campagne de
mobilisation autour de la préservation
du numéro "62" sur les futures plaques
d'immatriculation européennes qui
seront mises en place en janvier 2009
"Méfie te des 62"
chantent les Boulonnais de Marcel et
son orchestre. L'Europe n'a qu'a bien
se tenir. Car il existe dans le Nord
de la France, un département qui
entame, après l'Essonne, une
résistance à l'envahisseur européen
qui veut aseptiser et uniformiser les
plaques d'immatriculation. " Mais nous
sommes les premiers à faire une
campagne de publicité" , se gargarise
le chef de la tribu des 62, Dominique
Dupilet qui vient en effet de déposer
une motion contre la réforme du
système d'immatriculation qui doit
intervenir à partir du 1er janvier
2009. Avant que ne disparaissent les
indicatifs des départements, le
conseil général entre en campagne pour
le maintien de ce signe extérieur
d'appartenance mais se défend de tout
intégrisme départemental. Une réforme
qui tombe mal bien que Dominique
Dupilet ne soit pas contre une réforme
des plaques. Mais il veut " redonner
de la fierté aux habitants du 62 " et
sauvegarder un élément de la "la
sociologie du conducteur et de la
géographie française." Plongeant dans
sa mémoire, Dominique Dupilet a ramené
des souvenirs des rencontres et de
liens noués, hors des frontières, avec
des "compatriotes" identifiables grâce
au 62 "bien plus qu'un numéro sur una
plaque numérologie, il fait partie de
notre culture"
" 62, c'est nous ! "
Dès ce mercredi, la
campagne va apparaître dans les
réseaux d'affichages du Département.
Des autocollants "62, c'est nous"
devraient passer des boîtes aux
lettres à l'arrière des voitures, en
bonne place, juste à côté des
autocollants "Ch'ti", histoire que les
62 manifestent leur attachement à leur
numéro fétiche...
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