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Musée des
Beaux-Arts d’Arras
Abbaye Saint-Vaast
22, rue Paul Doumer
62000 Arras
Tel : 03 21 71 26 43
Fax : 03 21 23 19 26
Le musée est gratuit les premiers
mercredi et dimanche du mois.
Une noble façade
classique, une cour d’une rare ampleur,
deux cloîtres, un réfectoire : le musée
est logé dans l’ancienne et somptueuse
abbaye bénédictine Saint-Vaast
reconstruite au milieu du XVIIIe siècle.
Les collections ramènent d’abord le
visiteur à l’époque gallo-romaine avec
les découvertes cultuelles faites ces
dernières années à Arras : temple
d’Attis et Cybèle et sanctuaire
germanique illustrent deux aspects
méconnus de la religion au Bas-Empire,
tandis que le trésor de Beaurains
apporte la seule preuve de l’entrée de
Constance Chlore dans Londres en 296.
Mais c’est la sculpture médiévale,
située dans les galeries du cloître, qui
vient en tête des collections avec des
œuvres majeures : deux anges en bois
polychrome dits de Saudemont du XIIIe
siècle, la dalle funéraire en mosaïque
de l’évêque Frumaud, un célèbre fragment
de gisant du XIVe siècle d’une infinie
délicatesse, l’effrayant transi de
Guillaume Lefranchois du XVe siècle.
Eléments d’architecture, sculptures, art
funéraire, tapisseries (Saint Vaast
apprivoisant l’Ours – rare témoignage de
la tapisserie de haute lisse à Arras)
complètent le parcours.
La peinture des anciens Pays-Bas -
Brueghel, Rubens, Maes, Fabritius -
occupe une grande galerie du premier
étage. Mais c’est l’école française qui
constitue le deuxième fleuron du musée.
La salle des Mays tire son nom des
grands tableaux religieux offerts chaque
année par la confrérie des orfèvres de
Paris à la cathédrale Notre-Dame. Elle
rassemble, avec les éléments d’autres
commandes importantes, les œuvres
monumentales des plus grands artistes de
l’époque : Champaigne, Poerson, Testelin,
Parrocel, Jouvenet, Restout, tandis que
sont présentées à part les œuvres de
Vignon, Lebrun, La Hyre ou Largillière à
destination plus intime.
Si le XVIIIe siècle est surtout
représenté par de très riches
collections de porcelaine (Arras,
Tournai), le XIXe siècle s’ouvre à Arras
avec la présence régulière de Camille
Corot qui, avec son ami Constant
Dutilleux, est à l’origine d’une école
locale de paysagistes
pré-impressionnistes. Ils voisinent avec
l’art officiel de la même époque,
toujours spectaculaire et trouvant son
apogée avec Jules Breton, chantre de
l’Artois et grand peintre de la réalité
à la fin du XIXe siècle.
Au fond du cloître, on accède au Trésor
de la Cathédrale ouvert au public en
1996. Parmi les différents éléments de
mobilier religieux, on remarque surtout
les pièces d’orfèvrerie et les deux
triptyques de Jean Bellegambe peints au
début du XVIe siècle.
Entrée dans la cour d’honneur de
l’abbaye.
Le Musée des Beaux-Arts d’Arras présente
des collections diversifiées qui
couvrent un champs très large, tant d’un
point de vue chronologique que
typologique.
Archéologie antique, sculptures
médiévales et de l’époque de la
Renaissance, peintures des Pays-Bas et
tableaux français du XVIIème siècle
(parmi lesquels un ensemble unique de
grands formats provenant d’églises
parisiennes, la salle des Mays),
céramiques du XVIIIème siècle
(porcelaines d’Arras et de Tournai),
peinture de paysage du XIXème siècle
(école dite d’Arras), plan-relief de la
ville daté de 1716 en constituent les
points forts.
A ces œuvres exposées au public, il
convient d’ajouter celles également
précieuses du Trésor de la Cathédrale,
dont la gestion incombe au musée.
On mentionnera enfin les ensembles
conservés en réserves relevant de
différents autres domaines : arts
graphiques, photographie, ethnographie,
exotica, monnaies, sceaux, histoire
naturelle, etc…
Outre son riche fonds de collections, un
autre atout de l’établissement est le
bâtiment qui l’abrite depuis près de
deux siècles : l’abbaye bénédictine
Saint-Vaast. Totalement réédifiée à
partir de 1754 sur ordre d’Armand Gaston
de Rohan, alors abbé commendataire, elle
déploie ses vastes surfaces et sa sobre
ordonnance autour d’une cour d’honneur
et d’un cloître frappant par leur
amplitude et leur élégance. Elle
constitue un remarquable écrin pour les
œuvres que y sont présentées.
Horaires
Tous les jours de 9 h 30 à 12 h et de 14
h à 17 h 30.
Fermé le mardi et le 1er
janvier, les 1er et 8 mai, le 14
juillet, les 1er et 11 novembre et le 25
décembre
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