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Bienvenue dans la ville de Bruay la
Buissiere
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Les étymologistes donnent
sur la signification du nom de Bruay des
origines différentes mais toutes se
rapportent à l'eau. Le teuton "Brug" -
"Bruch" signifie pont mais "Broeck" en
flamand signifie marais. Si Bruay comme
Bruch, comme "Bridge" en anglais, signifie
pont, nous pouvons donc admettre que Bruay
veut dire ville sur l’eau ou près de l’eau |
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Un petit cours d'eau
qui serpente dans une vallée, des plateaux
et des pentes couvertes de forêts. Dans ce
paysage sauvage, quelques constructions
apparaissent, au bord de la rivière :
BRUAY est né. A quelle époque ? Comment ?
Aucun écrit ne le révèle.
Agglomération de huttes autour d'un
château fortifié, d'une abbaye ou d'une
villa gallo-romaine ? Aucune de ces
hypothèses ne peut être .spécialement
retenue, en l'absence de preuves
matérielles. Un seul fait sérieux :
l'existence de moulins à eau paraît être
la fixation des habitations par la
rivière. La récente découverte du «village
des potiers» à LABUISSIERE est la preuve
incontestable que notre région, alors bien
plus boisée que de nos jours, a été
habitée par des tribus gauloises dès le
premier siècle. après Jésus-Christ. Avant
cette découverte, différents vestiges
avaient été mis à jour dans les communes
voisines ; c'est ainsi, par exemple, que
l'on a trouvé à Bruay une grande amphore
de quatre-vingts centimètres de haut.
Dès lors, il est possible de penser que,
déjà, à cette époque, un hameau existait à
l'emplacement de notre commune. Hormis ces
suppositions, l'histoire de BRUAY est
inconnue jusqu'au XIIe siècle.
Au début du XIIIème siècle, divers fiefs
partagent le territoire de Bruay , l'un
des plus importants appartient aux
seigneurs de Béthune qui s'efforcent, tour
à tour, de grouper leurs propriétés autour
de leur domaine propre.
Au début du XIVème siècle, Philippe Le
Bel, à la suite de sa victoire sur les
Flamands à Mons-en-Pévèle (1304), reprend
la Flandre. De ce fait BRUAY se trouve
bientôt rattaché à l'Artois puis à la
Bourgogne.,
En 1363, Jean le Bon remet en apanage le
Duché de Bourgogne à son quatrième fils
Philippe, et les ducs bourguignons de la
branche des Valois deviennent pour plus
d'un siècle seigneurs de Bruay.
Pendant ce temps, le village se développe
presque uniquement sur les bords de la
rivière, se consacrant surtout à la
culture, comme l'attestent la faible
étendue des pâturages et l'existence de
plusieurs moulins. Des bots nombreux
encore s'étendent autour du village. La
faune, comme celle de la Lawe d'ailleurs,
en est beaucoup plus riche que de nos
jours.
Si nous en croyons les comptes des
receveurs de Béthune, des loutres sont
fréquemment capturée? sur les bords de la
rivière, de nombreux chevreuils viventdans
les bois et il arrive même que des aigles
y soient abattus.
Le village va connaître a La guerre des
cent ans » , en juin 1380, une des armées
anglaises, sous les ordres du 'Duc de
Buckingham, loge à Bruais-les-Buissières.
Heureusement, en cette période de
troubles, Bruay possède un hôpital dont
l'existence est signalée dès 1317 ».
(Archives départementales A 350).
Depuis Longtemps il n'y a plus de
seigneur résidant à Bruay, l'ancienne
forteresse qui avait soutenu de nombreux
sièges à été détruite probablement par Les
anglais pendant La guerre de Cent ans.
On peut estimer que le village est resté
un demi-siècle au moins dans Le plus
complet désordre. Cependant il était
propre à devenir d'un moment à l’autre
l'apanage de quelque riche et nouvel
anobli en quête de domaine.
Si la forteresse de Bruay eut à se
défendre contre toutes sortes
d'assaillants, Le château que fit
construire Guy GUILBAUT n'eut pas meilleur
destin. Il fut maintes fois démoli et
rebâti. . Il ne reste aujourd'hui aucun
vestige de cette époque, seule une tour de
l'ancienne ferme du château que l'on
appelle "La Tour de Lambres ( rue Cail) .
La maison de SPINOLA conserva Le château
et ses dépendances pendant 126 ans.
GabrieL SPINOLA ayant été tué au siège de
Douai en 1712 et ne laissant aucune
descendance directe, ses héritiers se
disputèrent âprement la possession de
Bruay. Après un procès qui dura 18 ans, Le
parlement de Paris l'adjugea en 1730 à
NicoLas d'ARBERG qui le vendit quelques
années plus tard au cadet de la famille de
NEDONCHEL. Cette famille conserva le
domaine jusqu'à la révolution.
En 1789, Le seigneur de Bruay, le marquis
de NEDONCHEL émigre en Belgique. Le
château abandonné est livré au pillage et
à la démolition.
Le colonel de la garde nationale de « Boisgerard
« achète une partie des pierres pour la
construction de son château de
Bouvigny-Boyeffles. Les ruines du château
étaient encore visibles à la fin du XIX é
siècle. Malgré les efforts faits pour les
sauver, les affaissements dus aux travaux
miniers ne le permirent pas. Des remblais
furent nécessaires pour maintenir le
niveau d'écoulement des eaux de la
rivière, dans la traversée du village.
Ainsi disparut à jamais le château de
Bruay.
Rien ne prédisposait donc ce village de
Bruay à connaître un essor qui
propulserait la commune, cinquante ans
plus tard, au même rang démographique que
la ville de Béthune , exceptés les
caprices de la géologie. |
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La découverte de
la houille, en 1852, va bouleverser
complètement son existence.
Les premiers mineurs s'installent en 1853.
Le village qui avait 500 habitants en
1792, 712 en 1853, devient rapidement une
ville qui compte 18.363 habitants en 1911
et 30.125 en 1936 ; cet accroissement
rapide permet à BRUAY de devenir une des
plus importantes communes du département.
Malgré une exploitation tardive, la ville
bénéficie d'un site favorable au
développement économique. Alors que le
charbon est découvert à Anzin (Nord) dès
la première moitié du XVIII é siècle
(1734), ce n'est qu'en 1855 que
l'exploitation du charbon débute à Bruay.
En 1884, ce sont 607 277 tonnes qui
sortent des mines de Bruay, soit 10% de la
production régionale qui s'élevait alors à
6 029 129 tonnes. La croissance
démographique est fulgurante:
La commune de Bruay-la-Buissière, qui il y
a vingt années avait pour nom Bruay-en-Artois,
a connu un développement spatial et
démographique fulgurant en l'espace d'un
demi-siècle
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MONUMENT ET
LIEU TOURISTIQUE |
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Château de la
Buissière:
13e siècle ; 18e siècle
Eglise
Saint-Martin:
13e siècle ; 16e siècle
La Piscine Art Déco
( seul monument en France ouvert au Public
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BRUAY LA BUISSIERE
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